Construire un escalier en bois n’est pas chose aisée. Les travaux de menuiserie et les travaux d’installation requièrent un outillage conséquent, des compétences sérieuses et un important savoir faire. Dans le cas d’un escalier droit, c’est cependant une tâche qui peut se réaliser sans l’aide d’un artisan menuisier, pour peu qu’on travaille avec méthode. Le dossier que nous vous proposons vous permettra de découvrir les différentes étapes pour construire un escalier en bois.

Le vocabulaire à connaître

La cage d’escalier est l’espace dans lequel est installé l’escalier.

Une volée de marches est composée d’une suite ininterrompue de marches. Dans le cas de notre escalier droit, nous n’aurons qu’une volée.

Le garde-corps est ce qu’on appelle encore parfois la rampe : la partie de l’escalier qui empêche les chutes. Il doit toujours mesurer au moins 90 centimètres. La lisse, ou main courante, est sa partie supérieure, là où vient se poser la main. Ces notions sont importantes si l’on veut construire un escalier en bois.

Le limon est la pièce maîtresse de la construction d’un escalier : c’est une poutre posée parallèlement au mur et selon le même angle que l’escalier, dans lequel viendront s’encastrer les marches. Un limon à crémaillère soutient les marches et contremarches. Il doit son nom à la forme de sa découpe.

Le giron est la distance entre deux nez de marches. C’est l’espace disponible pour poser son pied.

Avant de construire un escalier il faut calculer sa pente

Il est très important de bien calculer le nombre de marches et leurs dimensions avant même de se procurer ses matériaux. En effet, l’angle de l’escalier et la taille des marches auront une grande incidence sur le confort de l’habitation. Un escalier trop difficile à monter deviendra vite une corvée pour les habitants de la maison.

L’angle le plus confortable est estimé à 35° ; il ne peut pas dépasser 40° dans les lieux publics et 45° dans les habitations. Les dimensions des marches, hauteur et giron, sont basées sur une formule datant du 17è siècle. L’architecte François Blondel est l’auteur de la formule qui, depuis, porte son nom :

Giron + 2 x hauteur = 64 cm.

Cette distance, à l’époque de deux pieds, était considérée comme le « pas » idéal.

 

Calculer la taille des marches pour construire un escalier

Calculer le nombre de marches est une étape très simple des travaux de conception. Elle se fait tout simplement en divisant la hauteur de l’escalier par la hauteur des marches choisie.

Note de sécurité : il est important que toutes les marches d’un escalier aient exactement la même hauteur. Le corps humain passe en quelque sorte en « pilotage automatique » quand il monte ou descend des marches. Si une marche est plus haute que les autres, ne serait-ce que de quelques millimètres, il est quasi assuré qu’un pied s’accrochera à plus ou moins court terme, avec les risques de chutes et de dommages corporels que cela entraîne.

Le plus souvent, la hauteur des marches est de 17 centimètres, mais depuis 2007 en France, elle est limitée à 16 cm dans les lieux publics (avec un giron de 28 cm). Pour les habitations, on se rapproche souvent de la formule de Blondel pour un maximum de confort, avec un pas de 60 à 64 centimètres.

Il faut savoir également que le giron ne correspond pas toujours à la longueur de la marche. Pour un meilleur confort, celui-ci peut dépasser légèrement, formant ce qu’on appelle un nez de marche. Il est conseillé de ne pas avoir de nez de marche trop long, pour limiter les risques d’accrochages du pied, et donc de chute.

Comment poser l’escalier ?

Quand vous connaissez le nombre de vos marches et leurs dimensions (hauteur et giron), vous pouvez découper vos limons. Attention, si vous avez prévu de poser un revêtement sur vos marches, vous devez tenir compte de son épaisseur. Pour découper, servez vous simplement d’une équerre de charpentier.

Pour la pose, il convient de bien vérifier la rectitude de l’ensemble une fois les limons posés. Avec un niveau à bulle, on s’assurera que les premières marches sont bien horizontales et les contremarches verticales, si elles existent. Une fois que les premières marches sont posées, l’ensemble de l’ouvrage dispose de suffisamment de stabilité pour que l’on puisse visser en force ou clouer le reste des marches.

Si l’escalier en bois est équipé d’un garde corps, on voudra le plus souvent le poser après les marches, mais cela dépend de sa conception.

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