On parle beaucoup de nos jours de maisons passives. Effectuer les travaux de construction d’un logement indépendant sur un plan énergétique n’est plus un fantasme. Beaucoup le vivent au jour le jour. Mais à quel point ce rêve est il réalisable pour un propriétaire ? Notre article fait pour vous le tour de la question.

L’habitat passif : définition et chiffres

Un bâtiment en habitat passif a une consommation énergétique quasi nulle quand on lui soustrait l’énergie générée par ses propres installations. En Allemagne, France, Autriche, Suède et Suisse, un programme nommé Cost Efficient Passive Houses as EUropean Standards, ou CEPHEUS, est à l’origine de la définition du concept d’habitat passif.

Les critères sont très stricts : des besoins en chauffage inférieurs à 15 kWh par mètre carré, un logement étanche à l’air et une consommation totale inférieure à 120 kWh par mètre carré.

Les principes de l’habitat passif

La limitation des échanges thermiques est le premier principe de l’habitat passif. L’isolation doit être quasiment parfaite, et les ponts thermiques absents – ce qui implique de revoir entièrement la construction des éléments porteurs de la maison. L’enveloppe entière de la maison doit être isolée. Les fenêtres, points fréquents de déperdition énergétique, doivent être particulièrement surveillées.

L’étanchéité et la ventilation sont deux principes qui vont main dans la main. Les échanges d’air entre l’intérieur et l’extérieur de la maison doivent être absolument contrôlés. Aucune fuite d’air ne doit survenir. La ventilation devra bien entendu être à double flux afin de permettre à l’air frais entrant de récupérer la chaleur de l’air vicié sortant.

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