L’installation d’un système de VMC en rénovation peut parfois s’avérer compliquée, voire impossible. En cause le plus souvent le passage de gaines ; La structure d’un logement ne le permet pas nécessairement, sans s’engager dans des travaux de grande ampleur.

Mais la VMC dans sa forme classique (avec un réseau de gaines qui connectent le ventilateur aux bouches d’extraction) n’est pas la seule alternative pour obtenir un bon niveau de ventilation.

Les deux options les plus couramment utilisées pour le renouvellement de l’air sont les extracteurs d’air (également appelés VMP), et les systèmes de ventilation par insufflation.

Les extracteurs d’air

Le principe d’une VMP est que le ventilateur extrait l’air en un point. Ce système nécessite donc un carottage dans le mur.

Comme des bouches de VMC, ils se mettent en principe dans les pièces ou se produit l’air vicié, à savoir la cuisine, et les pièces sanitaires.

L’extraction créé ainsi une dépression, qui attire l’air par les pièces à vivre, au travers d’entrées d’air.


On distingue les extracteurs intermittents et permanents :

  • Intermittents : Ils s’enclenchent à la demande par interrupteur, peuvent être couplés à l’éclairage de la lumière, ou bien par hygrostat, avec une variation du débit en fonction de l’humidité.
  • Permanents : Ils ventilent en permanence, avec des niveaux de débits différents la plupart du temps. Le véritable avantage de l’extracteur permanent est qu’il peut être à double flux, et récupérer les calories de l’air extrait.
Schéma Extracteur permanent Atlantic – Mono DF LT

Schéma Extracteur permanent Atlantic – Mono DF LT

 

Les diamètres standards des conduits d’air varient généralement de 99 mm à 160 mm. Côté débit, on oscille le plus souvent entre 15 et 100 m3/h.

La ventilation positive

La ventilation positive (également appelée ventilation par insufflation) renouvelle l’air par le procédé inverse de la VMC.

Ce système apporte un double avantage ; tout d’abord pas de gaines, et en tant que source d’air elle peut préchauffer celui-ci grâce à une résistance.

Généralement située dans les combles, elle y créé une dépression afin d’attirer l’air par les ouvertures, pour l’insuffler dans le logement, et ainsi induire une surpression.

A savoir que cette solution ne peut être employée dans une construction en neuf, car la surpression ne rentre pas dans le cadre de la RT 2012.

Comparatif

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En résumé

Le rapport consommation d’énergie/renouvellement d’air reste le plus optimal avec une VMC hygroréglable. Celle-ci permet une extraction de plusieurs pièces sans faire de carottage dans les murs, tout en adaptant le débit au taux d’hygrométrie contenu dans l’air. A noter également que la présence de plusieurs extracteurs démultiplie la consommation, puisqu’il y a plusieurs moteurs. De son côté, la ventilation positive est adaptée initialement aux logements très assujettis à l’humidité, et mal isolés. Pour les logements performants, il convient de privilégier l’extraction.

Même en rénovation, les performances de tous ces systèmes de ventilation peuvent être optimisées grâce à la géothermique. En effet, les puits canadien, qui utilisent la chaleur du sol ont le vent en poupe, et constituent une source d’énergie gratuite, et inépuisable !

Toutes ces solutions de ventilation sont disponibles au catalogue de la boutique en ligne Econology, vente de matériel pour logement basse consommation.

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