Focus : la récupération des eaux de pluie

Conseils et idées

Focus : la récupération des eaux de pluie

Face aux augmentations régulières de la facture d’eau, l’installation d’un système de récupération des eaux pluviales peut rapidement s’avérer une opération rentable. Simple cuve pour arroser le jardin, ou grande cuve enterrée pour desservir les toilettes et les machines à laver, l’installation dépend des besoins.

La récupération d’eau : pour quels usages ?

En France, la moitié de notre consommation d’eau n’a pas besoin d’être potable. En effet, sur les 150 litres d’eau que chaque français consomme en moyenne chaque jour, 31 % sont utilisés dans les WC, 9 % dans le lavage du linge, de 6 à 8 % dans l’arrosage du jardin, 4 % dans la vaisselle, 4 à 6 % dans le lavage des voitures.

Toutes ces utilisations peuvent très bien être réalisées avec de l’eau de pluie de récupération gratuite. Sous condition, bien évidemment, d’équiper sa maison avec un système de récupération adapté.

Le plus souvent deux grands types de systèmes de récupération peuvent être mis en place :

  • de simples collecteurs (cuves aériennes) pour les usages extérieurs uniquement comme l’arrosage du jardin, le lavage des voitures, le remplissage d’un bassin, etc…
  • une cuve de grande capacité enterrée ou non (en béton ou plastique) pour les usages mixtes, extérieurs et intérieur.

En termes de cubage, les besoins sont classiquement :

  • de 150 à 500 litres pour arroser un petit jardin de moins de 50 m²,
  • puis, de 500 à 1.500 litres pour arroser un jardin de moins de 100 m²,
  • mais encore, de 1.500 à 3.000 litres pour arroser un jardin et laver une voiture,
  • de 3.000 à 5.000 litres pour arroser un jardin, laver une voiture et remplir un bassin,
  • enfin, de 6.000 à 9.000 litres pour arroser un jardin, laver une voiture et alimenter les WC et les machines à laver.

Selon le type d’installation, les travaux à entreprendre et le budget à prévoir seront très différents.

La récupération d’eau : les calculs préalables

Le volume d’eau récupérable dépend de la surface de toiture mise à contribution pour collecter l’eau et de la pluviométrie locale. Si en moyenne en France, un m² de toiture permet de récupérer 600 litres d’eau de pluie chaque année, ce chiffre moyen peut beaucoup varier en fonction des années. Mais aussi de la région ! Ainsi, en moyenne la pluviométrie dépasse les 1,10 mètre par an sur les reliefs (Alpes, Pyrénées, Massif Central, Vosges). Mais se cantonne autour des 70 – 80 cm par an dans le Sud de la France, en région parisienne, en Alsace, etc… En clair, selon la région, la collecte pourra varier entre 200 et 3 000 litres/m² par an, sachant que 1 mm de précipitation = 1 litre/m².

Avant d’envisager l’installation d’une grande cuve pour couvrir les besoins en eau d’arrosage et des usages domestiques, mieux vaut au préalable bien vérifier qu’il pleuvra assez sur un toit suffisamment grand, pour remplir la cuve !

En pratique, pour calculer le volume d’eau que vous pouvez récupérer, la formule est simple : (surface au sol de la maison X pluviométrie moyenne) – 10% de perte du fait de l’évaporation.

Par exemple, pour une maison de 80m² au sol en Auvergne (1,15 mètre de pluviométrie par an soit 1.150 mm = 1.150 litres), il sera possible de récupérer : 80×1.150= 92.000 l – 10% = 82.800 l sur l’année, soit 6.900 litres par mois (6,9 m3).

Pour une maison de 80m² au sol en Provence (0,71 mètre de pluviométrie par an soit 0,71 mètre = 710 litres), il sera possible de récupérer : 80×710=56.800 l – 10% = 51.120 l sur l’année, soit 4.260 l par mois (4,2 m3).

récupération des eaux de pluie

Récupération d’eau : quelle installation pour quel prix ?

Les installations à usages extérieur

Vous souhaitez récupérer l’eau pluviale pour arroser votre jardin, laver la voiture, nettoyer votre terrasse ? La solution la plus simple pour cela est d’installer des récupérateurs d’eau à l’aplomb des descentes des gouttières. Ces récupérateurs d’eau peuvent prendre la forme de cuves de plus ou moins grandes capacités. C’est-à-dire, d’une centaine de litres pour les plus petits réservoirs à environ 1.000 litres pour les cuves carrées grillagées. Au positif, ces récupérateurs sont faciles à installer et à utiliser. Au négatif, ils doivent être vidés en hiver pour les protéger du gel. En termes de prix, ils s’étagent entre quelques dizaines d’euros pour les petits modèles en plastique simple, à quelques centaines d’euros pour les modèles plus design.

Les installations à usages mixtes intérieur/extérieur

Si vous souhaitez profiter d’une eau abondante toute l’année afin de desservir les toilettes et les machines à laver, la mise en place d’une cuve enterrée est la solution. En plastique ou en béton, ces cuves peuvent contenir de 2.000 à 10.000 litres selon les modèles.

Au positif, les cuves enterrées ne sont pas soumises au gel. Leurs gros cubages permettent de stocker de grosses quantités d’eau pour une plus grande autonomie et plus d’économies à l’année.

Au négatif, l’installation d’une cuve fixe enterrée est un vrai chantier. Elle demande en effet l’intervention d’un engin pour creuser un trou aux dimensions de la cuve. Et également, selon les cas d’un grutage pour la pose de la cuve dans son trou. L’espace où se situe la cuve doit rester dégagé (pas de voitures et pas de plantations). En terme de prix, ils varient de 1.000€ pour une cuve seule de 3.000 litres, à raccorder soi-même à plus de 5.000€ pour une cuve de 4 à 5.000 litres posée. Ou encore, 8.000 € pour 10.000 litres pose comprise.

A noter :

Depuis le 1er janvier 2014, la récupération d’eaux pluviales ne fait plus partie des opérations soumises au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Ceci étant, les installations restent assujetties à la TVA à taux réduit de 10 % dès lors que la maison à plus de 2 ans. Certaines collectivités locales font le choix d’encourager la mise en place de dispositif de récupération des eaux pluviales. Et par la suite, octroient des aides (mairie, communauté de communes, département, région). Sous certaines conditions, une partie des dépenses peut également être prise en charge par l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat).

Bon à savoir :

Lorsqu’elles sont utilisées uniquement pour des besoins en extérieur (arrosage, lavage des voitures, remplissage d’un bassin), les cuves de grosses capacités ne nécessitent pas d’autorisations spéciales pour être installées. A l’inverse, quand l’eau collectée alimente l’intérieur de la maison, l’installation doit comprendre :

  • la cuve,
  • un filtre automatique qui s’installe dans le sol, entre la cuve et la gouttière,
  • un système de trop plein qui rebascule l’eau vers les canalisations d’eaux pluviales quand la cuve est pleine,
  • un surpresseur qui redistribue l’eau dans un réseau séparé du réseau d’eau potable. Le surpresseur, connecté au réseau d’eau de ville, fait office de commutateur vers le réseau de ville quand la cuve est vide,
  • un disconnecteur par surverse totale qui a pour tâche d’empêcher la pollution du réseau public par l’eau de pluie.
Attention :

Lorsque l’eau de pluie utilisée est rejetée dans le réseau d’assainissement collectif, une déclaration préalable en mairie est obligatoire. Ainsi que l’installation d’un compteur dédié permettant de comptabiliser le volume utilisé. Les cuves raccordées à la maison sont soumises à un entretien annuel obligatoire.



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