Focus sur : le chauffe-eau thermodynamique

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Focus sur : le chauffe-eau thermodynamique

Un chauffe-eau thermodynamique coûte notablement plus cher (3 500 € en moyenne) qu’un chauffe-eau classique. Pourquoi une telle différence de prix ? Cela vaut-il le coup d’investir ? Quelques réponses ici.

Chauffe-eau thermodynamique ?

Un chauffe-eau thermodynamique (CETI), c’est ni plus ni moins qu’une pompe à chaleur dédiée au chauffage de l’eau sanitaire.

Comme les autres chauffe-eau, il est constitué d’un volume de stockage variable en fonction du nombre de personnes dans le foyer (de 150 à 300 litres). Mais contrairement aux autres chauffe-eau, la version thermodynamique fonctionne grâce à une pompe à chaleur (PAC).

A l’image des pompes à chaleur dédiées au chauffage de la maison, il existe différents modèles de chauffe-eau thermodynamiques. Cependant, le plus courant est le CETI Aérothermique.

Celui-ci fonctionne comme un réfrigérateur inversé. Il prend les calories de l’air pour chauffer l’eau et rejette un air très froid, inférieur de plus de 10 °C à la température de la pièce. Cette particularité fait que ce type d’appareils ne peut s’installer que dans des maisons individuelles et pas dans un appartement. En cas de besoin, et surtout quand il fait très froid dehors, une résistance électrique d’appoint prend le relais.

Quel est l’intérêt d’opter pour une pompe à chaleur pour chauffer l’eau sanitaire ? Les économies d’énergie que ce type de système permet bien sûr. En moyenne, un chauffe-eau thermodynamique permet d’économiser jusqu’à 75% sur la facture d’eau chaude.

L’autre grand intérêt est que ce type de matériel est respectueux de l’environnement puisqu’il utilise une énergie renouvelable. Plus cher à l’achat et plus économe, il donne également de la valeur ajoutée à votre maison en cas de revente.

Bon à savoir : Si vous faîtes construire en neuf votre maison, depuis l’entrée en vigueur de la RT 2012, le chauffe-eau thermodynamique à énergie renouvelable est obligatoire.

Trois types d’installations possibles

Selon la conformation de votre maison, trois types d’installations sont possibles :

  • Votre chauffe-eau prélève sur air ambiant : il pompe la chaleur dans la pièce où il est installé. Comme il rejette un air frais voire froid, il y a surconsommation d’énergie pour le chauffage. L’idéal est donc de l’installer dans un local non chauffé. Et également, bien isolé du reste de la maison (garage, sous-sol, etc).
  • Votre chauffe-eau prélève sur air extrait : il prend les calories de l’air chaud sortant de la VMC simple flux. Plus efficace en termes de rendement, ce type de matériel demande de faire poser des gaines et le plus souvent ­augmenter les débits de la VMC. Ce qui entraîne une surconsommation de chauffage.
  • Votre chauffe-eau prélève sur air extérieur : il faut percer deux trous dans le mur extérieur du local. Le premier pour faire passer la gaine d’entrée d’air, le second pour la gaine qui rejettera l’air froid à l’extérieur.

chauffe-eau thermodynamique rénovation énergétique

Chauffe-eau thermodynamique : est-ce rentable ?

Selon les estimations de l’agence de la maîtrise de l’énergie (ADEME), le retour sur investissement après installation d’un chauffe-eau thermodynamique est en moyenne de 8 ans. Concrètement, avec un CETI aérothermique de 300 litres acheté aux environs de 3 500 € TTC,  la production d’eau chaude sanitaire pour une famille de 4 personnes revient à 155 € TTC/an. Contre 390 € TTC/an pour un chauffe-eau électrique classique acheté 1 000 € TTC.

Comme on le voit, pour que la rentabilité soit au rendez-vous, un calcul préalable s’impose.

En règle générale, le chauffe-eau thermodynamique est rentable (et obligatoire !) dans les constructions neuves. De plus, quand la maison est déjà équipée d’un système de chauffage central, la chaudière est le plus souvent double fonction (chauffage + chauffe-eau). Mieux vaut dans ces cas-là investir dans une chaudière de nouvelle génération à condensation par exemple, qui sera couplée avec un ballon de 100 litres.

Pour les maisons tout-électrique où l’eau chaude est produite par un cumulus, le chauffe-eau thermodynamique va remplacer très avantageusement le ballon électrique standard. Mais encore faut-il que la consommation d’eau chaude soit vraiment importante. En effet, plus le besoin d’eau chaude est réduit, moins c’est intéressant. Pourquoi ? Parce qu’à petit débit, et même si le Cop (coefficient de performance) du chauffe-eau est bon, les économies réalisées ne seront pas déterminantes. En clair, 75% d’économie sur une petite facture sera toujours moins intéressant que 75% d’économie sur une grosse facture ! Le prix d’achat de l’appareil étant élevé, l’amortissement du coût demande donc une consommation à plein régime. Par ricochet, cela signifie que l’appareil doit être bien dimensionné pour l’usage qui en sera fait. Pour les foyers de une ou deux personnes, cela ne sera jamais évident de rentabiliser une installation qui produit a minima 150 litres d’eau chaude par jour.

Pour mémoire : un Cop de 3 signifie, par exemple, qu’un chauffe-eau consomme 1 kWh d’électricité pour fournir 3 kWh de chaleur.

Les aides et crédit d’impôt

L’installation d’un chauffe-eau thermodynamique chez soi donne droit à l’éco-prêt à taux zéro, et au CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique) à condition que le CETI respecte certaines exigences :

  • Cop de 2,3 pour les versions géothermiques et aérothermiques (sur air extérieur et sur air ambiant).
  • Cop de 2,5 pour les versions sur air extrait.

Le CITE permet de financer l’installation jusqu’à 30% de son montant total sans condition de ressources. L’installation doit être réalisée par un artisan RGE, dans une habitation principale de plus de 2 ans.

L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) accorde également des subventions pour l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique sous conditions de ressources.

Bon à savoir : La TVA réduite à 5,5 % également appelée fiscalité verte est appliquée sur l’ensemble de la facture d’installation d’un chauffe-eau thermodynamique performant par un professionnel RGE. Si l’appareil choisi ne remplit pas les critères de performance. Ou encore, si votre installateur n’est pas certifié RGE, le taux de TVA intermédiaire de 10 % s’applique.



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